Le PACT HD du Morbihan participe à la mise en œuvre d'un programme initié par le Conseil Général pour l'accueil de personnes âgées désorientées. Cet accueil est assuré par des petites structures (8 places) implantées au sein même du monde rural, à proximité des lieux de vie actuels des personnes et de leur famille.
Il s’agit en fait de regrouper des personnes âgées en perte d’autonomie dans des « domiciles collectifs », où chacun pourra trouver l’assistance nécessaire et la sécurité lorsque le maintien à domicile n’est plus permis. Les services de soins sont externalisés, chaque personne accueillie conserve son médecin de famille, son infirmière, etc.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Une idée novatrice
Ces petites unités de vie s’inscrivent comme une alternative soit au domicile particulier, soit aux institutions de grande capacité et constituent ainsi un « entre-deux » conjuguant autant que faire se peut logique domicile et logique établissement.
Ce concept de petites unités de vie s'est développé par une attitude réactive contre :
- l’isolement de la personne âgée au domicile et le sentiment d’insécurité qui s’ensuit
- les modes de fonctionnement collectifs des établissements qui laissent parfois peu de place aux choix individuels
- l’idée du déracinement de son milieu de vie et de la rupture avec son réseau relationnel
- les pratiques de prise en charge standardisées
- l’absence de continuité dans l’aide et les soins.
Accueil de proximité, atmosphère conviviale, respect de l’individu et de ses choix, aide et soins sur mesure, continuité des soutiens, présence des proches, accompagnement de la dépendance, motivation des personnels, autant de points qui, à des degrés divers selon les structures, témoignent de l’intérêt et du bien-fondé de ces projets. Le statut des petites unités de vie, entre domicile et institution, fait leur richesse et leur pertinence.
Les petites unités se présentent comme des alternatives aux longs séjours et non aux foyers-logements.
Tant du côté des résidants que du côté de la collectivité, le coût des petites unités n’est, globalement, ni plus important ni moins important que celui des autres types d’institution d’hébergement et/ou de soins.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Une réponse a des besoins :
- Le logis : Le logement est à la fois repaire et lieu de repères, répondant ainsi à un besoin fondamental pour la plupart des individus.
- Les aides à la vie quotidienne : aide au lever, à l’habillement, à la toilette, à la prise de repas, aux déplacements, entretien du linge.
- Les repas : collectifs, en faisant participer à la préparation des repas les résidants qui le désirent.
- Les soins : soins de base et relationnel
soins infirmiers : la logique « domicile » prédomine avec intervention de services extérieurs.
soins thérapeutiques et paramédicaux : les interventions sont assurées par des libéraux.
- La sécurité : cette question est résolue, puisqu’une présence permanente de jour comme de nuit est assurée. Pour cela, il est fait appel à du personnel salarié et formé.
- La vie relationnelle et affective - l’animation : si assurer l’ensemble des besoins primaires est indispensable dans l’accompagnement des personnes âgées dépendantes, le maintien d’une vie relationnelle l’est tout autant.